La Course Camarguaise, confrontation de l’homme à la bête, trouve ses origines dans le culte de Mithra - une divinité qui affronte un taureau - puis avec l’apparition des bovins dans le Delta du Rhône au cours du Haut Moyen-Âge.

 

La Petite Camargue, qui relie les départements du Gard et de l’Hérault, est porteuse d’une culture populaire spécifique, articulée autour d’une zone aux paysages lacustres où les taureaux, les chevaux et les hommes ont tissé au cours des siècles un patrimoine d’une immense richesse. Ainsi, temps et espace s’y conjuguent harmonieusement. Bâties - ou autrefois improvisées - sur la place du village, les arènes accueillent les spectacles taurins.

 

Lors d’une Course Camarguaise, six à huit taureaux vont tour à tour, durant quinze minutes, animer les débats. Ils portent, autour de leurs cornes, différents attributs : cocarde, gland, ficelles et frontal plus ou moins dotés et faciles à attraper pour les raseteurs qui, équipés d’un crochet, vont devoir rafler la mise.

 

Ces sportifs vêtus de blanc se divisent en deux groupes gauchers et droitiers. Alternativement, ils « rasètent ». Le raset se déroule en quatre temps :

1er temps : le tourneur - un ancien raseteur - par des gestes et par la voix, attire l’attention du taureau pour bien le « placer » et préparer une course favorable aux raseteurs. Le raseteur se met en position.

2ème temps : le raseteur démarre sa course et déclenche la charge du taureau.

3ème temps : le taureau et le raseteur se croisent, c’est la rencontre, le raset : avec son crochet, le raseteur essaie d’enlever un attribut, la cocarde d’abord puis les glands et enfin la première et la seconde ficelle.

4ème temps : fuite de l’homme au-dessus des barrières. Le bon cocardier le poursuit jusqu’à taper contre l’obstacle : c’est le coup de barrière salué par la musique de Carmen.


Ici le taureau est roi. Adulés par l’Aficion (amateurs de courses), bon nombre de taureaux jouissent d’une considération sans borne. Certains sont devenus de véritables mythes. Longtemps après leur mort, dans les près où ils sont nés, les anciens parlent encore d’eux avec une nostalgie non feinte, les yeux remplis de leurs prouesses. Depuis 1954, le Biou d’Or désigne le taureau le plus combatif de la saison. Chaque manadier (éleveur de taureaux), rêve d’avoir une bête dans ce prestigieux palmarès.

 

La Fédération Française de Course Camarguaise est présidée par Henri Itier.

 

Le Comité Départemental de l’Hérault a pour Président André Turquay.

 
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